ENTRETIENS AVEC LE PROFESSEUR Y



ENTRETIENS AVEC LE PROFESSEUR Y

Nous sommes dans les années cinquante,
les livres de Louis-Ferdinand Céline ne se vendent plus. 
Son éditeur Gaston (Gallimard),
souhaite qu'il écrive une nouvelle oeuvre.


A l'origine il y a un court roman, publié en 1955 
sous forme d' "interviouwe"

 Y étant un interlocuteur imaginaire auquel 

Céline s'adresse.
 Pour l'adaptation scénique dans les années 70, 
Jean Rougerie a choisi 
d'en faire un vrai personnage.


C'est dans le square des arts et métiers que la rencontre 
 avec le professeur Y alias colonel Réséda (l'interviouwer)   a lieu et ce dernier ne semble pas très motivé.
 Céline va argumenter pour défendre son
écriture émotive face aux livres chromos façon Delly,
les trois points de suspension qu'il utilise pour terminer ses phrases,  ses inventions dont un bouton de col à bascule, il s'énerve contre pas mal de choses et de gens.
Il s'emporte aussi contre ce malheureux
dont il exige qu'il écrive au moins 100 lignes,
et qu'il ne semble pas tenir en haute estime.

Je n'ai lu aucun livre de Louis-Ferdinand Céline,
pourtant reconnu comme un grand écrivain.
Je ne connais de lui que le côté sulfureux, qu'une
récente polémique autour de la réédition de
plusieurs de ses ouvrages antisémites vient 
encore de remettre en lumière.

Mais cet entretien avec… 
est plein d'humour, de métaphores,
 le langage est inventif, 
très différent de ce à quoi je m'attendais.
Céline  y "dézingue" pas mal de ses contemporains
éditeurs ou écrivains.
Remy Oppert qui signe la mise en scène 
est également un Céline qui finira par
dominer complètement Y/Réséda joué 
dans un registre plus décalé par Jack Gallon.
Un texte auquel le spectateur doit rester
attentif pour bien l'apprécier,
dont la chute nous ramène à la genèse de l'oeuvre.

Cette soirée m'a aussi donné l'envie de
lire un des grands livres de Céline
Voyage au bout de la nuit 
ou Mort à crédit.


Toutes les infos ici
jusqu'au 27 octobre

PS : la salle voûtée du théâtre de Nesle
est un bien joli théâtre !




crédit photos Boris Vernis

vu au Théâtre de Nesle le 5 octobre 2018























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